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Historique

La MPR (rééducation fonctionnelle) en Algérie a vu le jour avant l’indépendance nationale. Le Dr. Nekkache, responsable du service de santé de l’ALN en Tunisie durant la guerre de libération, a décidé d’organiser la prise en charge des blessés de guerre entassés dans les camps de l’ALN (camp de Beja et la ferme Moussa) et ce, dès janvier 1959.

Cette prise en charge s’est faite en Tunisie où il n’existait, à cette époque, ni structure de chirurgie orthopédique et réparatrice, ni centre de rééducation fonctionnelle.

Ainsi, fût créé le 22 mars 1961, dans la banlieue de Tunis, le centre de rééducation de Nassen, d’une capacité d’accueil de 40 patients, et ce, grâce à la collaboration de la Yougoslavie (soutien inconditionnel de la cause algérienne) qui disposait d’une solide expérience dans la rééducation et l’appareillage des amputés.

Le Dr. Nekkache et le Pr. Martini (militant de la cause nationale réfugié en Tunisie) inventorièrent les cas nécessitant un traitement spécialisé et les placèrent dans ce centre.

L’équipe soignante, dont 10 kinésithérapeutes algériens, était dirigée par un médecin physiatre, le Dr. Yagoubi
Par ailleurs, dans l’Algérie coloniale, une clinique de rééducation chirurgicale a été créée à Tixeraine en 1956, elle comportait 3 pavillons et une unité d’appareillage. Elle était dirigée par le Dr. A. Bardot, chirurgien généraliste.

Après l’indépendance, cette même clinique devint un centre public de rééducation et fût confiée aux Dr. Yagoubi et Dr. Gana.

En 1963, arrivée à l’hôpital de Douéra, de la 1ère mission yougoslave composée de chirurgiens orthopédistes, de kinésithérapeutes et d’appareilleurs.
Cette équipe va assurer la prise en charge des invalides de guerre et des enfants poliomyélitiques jusqu’en 1968, date à laquelle l’unité d’appareillage est transférée à Tixeraine.

En 1965, l’OMS dépêcha une équipe de médecins et de moniteurs kinésithérapeutes comprenant des anglais, des polonais et des yougoslaves pour lancer la 1ère formation d’une promotion de 12 kinésithérapeutes. Celle-ci, d’une durée de 2 ans, était sanctionnée par un diplôme d’état.

En 1967, le Dr. Z. Yagoubi (devenu professeur) assisté du Dr. Gana, dirigea le centre de rééducation attenant au service de traumatologie de l’hôpital Mustapha où les soins sont dispensés à titre externe.

Dans les années 1970, la transformation d’une école par Sœur Elisabeth, en un centre d’accueil et de soins pour enfants, a permis de prendre en charge ceux, présentant des pathologies congénitales des membres et du tronc. Cette structure devenue « centre d’orthopédie infantile de Sainte Cécile » fût dirigé par le Dr. Brahimi, assisté de Madame Darmellah kinésithérapeute confirmée et expérimentée. Cette équipe a travaillé avec l’aide précieuse de l’association des paralysés de France(APF), de la Caritas et de la Croix Rouge.

De grands noms de l’orthopédie infantile ( J. Dubousset, Pous, Dimeglio, Seringe…) y dispensèrent des soins et y formèrent de jeunes orthopédistes algériens.

L’activité de ce centre, vu le type de pathologie traitée, nécessitait une action coordonnée de la chirurgie et de la rééducation, cela a largement contribué à la prise de conscience par les chirurgiens, de la nécessité de développer la rééducation.

La modestie des moyens matériels et humains existants, le boom démographique au lendemain de l’indépendance du pays engendrant la multiplication de la pathologie infantile et son lot de handicaps, ont été à l’origine de départs massifs d’enfants vers des centres de rééducation à l’étranger, notamment en France. Un grand nombre d’entre eux y sont restés jusqu’à l’âge adulte occasionnant des dépenses colossales et d’énormes difficultés de réinsertion à leur retour dans le pays.

Dès lors, en 1973, le ministre de la santé Dr. Boudjellab, avec la collaboration du Dr. Brahimi décidèrent d’organiser et de promouvoir la rééducation en Algérie, sur le plan hospitalier et universitaire.

3 mesures furent prises :
1- l’envoi de médecins en formation dans la spécialité de rééducation fonctionnelle dès octobre 1974
2- la redynamisation du service de rééducation de l’hôpital de Douéra, en même temps que l’ouverture du service d’orthopédie à la tête duquel a été installé le Pr Martini.
3- l’appel en coopération, d’un jeune professeur agrégé dans la spécialité : le Pr. C. Hamonet qui arriva en Algérie et lança la formation de médecins spécialistes en rééducation, le Pr. Yagoubi ayant rejoint l’hôpital d’Oran.

1974 Départ d’une équipe de médecins en France pour un CES dans la spécialité
1977 Recrutement de la 1ere promotion de résidents en rééducation fonctionnelle à l’hôpital de Tixeraine qui a un statut hospitalo-universitaire
1978 Arrivée des premiers diplômés de France (CES)
1979 Départ du Pr. Hamonet
1979 Nomination du Pr. Yagoubi en qualité de chef de service
1980 Sortie de la 1ère promotion de 5 médecins spécialistes en rééducation fonctionnelle formée à Tixeraine. Ceux-ci sont, par la suite, nommés en qualité de maitres assistants. Cette même année a vu arriver les derniers diplômés de France.

Le recrutement des résidents est de plus en plus important au niveau du centre de Tixeraine.

A partir de 1981, création successive de nouveaux services à Séraidi (Annaba), Sidi Bel Abbes, Tizi ouzou, Constantine, Azur-Plage, Ben Aknoun, Blida, et dans les hôpitaux de santé militaire HCA et Bouchaoui…

Après 1985, progression des carrières ayant permis l’installation des 1ers rangs magistraux dans les structures déjà citées.

*Dr. Yagoubi Zouhir décédé le 20 août 2003, fût un combattant de l’ALN réfugié en Tunisie, diplômé de la faculté de médecine de Montpellier et formé dans la spécialité de MPR à Belgrade en Yougoslavie. Il fût le 1er Professeur de Médecine Physique du continent africain, avant même que la France n’ait le sien en 1968, le Professeur André Grossiord.

Annexe

Actuellement, la Médecine Physique et Réadaptation est une spécialité présente sur, presque, tout le territoire national avec des structures de MPR réparties en Établissements Spécialisés, Services au sein d’hôpitaux multidisciplinaires et enfin en Unités de traitement ambulatoire.

Etablissements Hospitaliers Spécialisés

ALGER: EHS Kasdi MERBAH de TIXERAINE, EHS Zoheir YAGOUBI d’Azur-Plage
SETIF: EHS Ras El Ma
ANNABA: EHS de SERAIDI
MASCARA: EHS de BOUHANIFIA
JIJEL: EHS de TEXANA
BEJAIA: EHS d’ILMATEN

Services de MPR

ALGEREHS de Ben aknoun, EHS de Douéra, *HMUS de Bouchaoui, *Hôpital Central de l’Armée (*Santé Militaire), EHS Mohand Amokrane MAOUCHE (CNMS)
BLIDACHU Frantz-Fanon
TIZI OUZOUCHU Nédir
SETIFCHU de Sétif
ORANCHU EHU Hopital de la Santé Militaire
SIDI BELABBESCHU
TLEMCENCHU

Unités de Traitement ambulatoire

Pas moins de 30 unités sont réparties à travers tout le territoire jusque dans le Grand Sud (Tamanrasset).

Les effectifs

Professeurs et DocentsMaître-Assistant SpecialistesRésidentsSpecialists PrivésTotal
15607010067310